wp1f64627c.png
wpa0baa23e.gif
wpe9143178.png
wpedab4848.png
wp1e2da4b2.png
wp0145feba.png
wpae956abf.png

BEWEGING EX-MOSLIMS VAN BELGIË - MOUVEMENT DES EX-MUSULMANS DE BELGIQUE


Le Génocide sur les Bani Qurayza
Cette histoire est de loin l'épisode le plus sanglant de la période associée à la création de l'Islam. Elle décrit le génocide à grande échelle d'une tribu juive à Médine. Au terme de cet événement, la tribu cessa tout simplement d'exister.

Le contexte historique est le suivant. Après que Mahomet quitta La Mecque pour Médine et s'autoproclama chef politique et militaire, il commença à attaquer les caravanes commerciales mecquoises. Son premier succès majeur fut l'assaut d'une caravane qui se transforma en une véritable guerre. Cet événement est connu sous le nom de la bataille de « Badr ».  

Dans l'une de leurs contre-attaques visant à contenir la menace croissante que représentaient Mahomet et les musulmans, les Mecquois assiégèrent Médine. Mahomet ordonna que l'on creuse un fossé autour de Médine, inscrivant cet événement dans l'histoire sous le nom de « Bataille du Fossé ». Elle fut consignée par Ibn Ishaq dans sa biographie de Mahomet (de la page 450 à 483) ainsi que dans un certain nombre de Hadith.

Un résumé du récit d'Ibn Ishaq est disponible en ligne ici et ici.

Lors de la Bataille du Fossé, aucun combat n'eut véritablement lieu, mais plutôt certaines intrigues. L'une d'entre elles impliqua la tribu juive appelée Banu Qurayza. Il s'agissait de la seule grande tribu juive subsistant à Médine après que Mahomet eut fait déporter les deux autres principales tribus juives, les Banu Qaynuqa et les Banu Nadir.

Les Mecquois avaient demandé aux Banu Qurayza la permission d'entrer à Médine par leur cité fortifiée qui n'était pas incluse dans le fossé, mais prenait part à la protection contre l'attaque extérieure. Au regard de l'effusion de sang qui s'était produite depuis que Mahomet était arrivé à Médine et de la déportation des autres tribus juives, le chef des Banu Qurayza aurait, sans surprise, eu une discussion à propos de leur avenir et de la pertinence d'encore honorer leur accord militaire avec Mahomet.

Au final, les Mecquois se retirèrent sans combattre. Peu après, Mahomet assiégea la cité des Banu Qurayza qui se rendirent avant la famine.

Ibn Ishaq rapporte en page 464 :

Puis on les fit descendre. L'Envoyé de Dieu les a enfermés dans le quartier de Bint al-Hârith à al-Madînah ; Bint al-Hârith est une femme de Banû al-Najjar. Puis l'Envoyé d'Allâh alla au marché d'al-Madînah qui est encore aujourd'hui son marché, et a fait creuser des fossés. Il les fit venir, et les fit décapiter dans ces fossés, on les fit venir à lui par groupes. Parmi eux se trouvèrent l'ennemi de Dieu Huyayy Ibn 'Akhtab, et Ka'b b. 'Asad leur chef. Ils étaient au nombre de six cents, ou de sept cents ; celui qui multiplie leur nombre dit qu'ils étaient entre huit cents et neuf cents. Pendant qu'on les amenait à l'Envoyé d'Allâh par groupes, ils dirent à Ka'b b. Asad : « Ô Ka'b ! Qu'est-ce qu'on fera de nous ? ». Il répondit : « Est-ce que vous êtes incapables de réfléchir ? Ne voyez-vous pas que le crieur ne cesse pas de crier, et que celui d'entre nous qu'on envoie ne retourne pas ? C'est bien sûr le massacre. » Cela continua jusqu'à ce que l'Envoyé d'Allâh en finît avec eux.

Tous les hommes (600 à 800) furent décapités. Les femmes et les enfants furent réduits à l'esclavage. Pour se rendre compte de la manière dont ils différenciaient un enfant (à asservir) d'un homme (à tuer), le hadith d'Abu Dawood 38.4390 explique :

Raconté par Atiyyah al-Qurazi : « J'étais parmi les captifs de Banu Qurayzah. Ils (les Disciples) nous ont examinés, et ceux dont les poils (pubiens) avaient commencé à pousser furent tués, et ceux qui n'en avaient pas ne furent pas tués. J'étais parmi ceux dont les poils n'avaient pas poussé. »

Les propriétés de la tribu furent prises en butin. Ibn Ishaq écrit à la page 466 :

Puis l'Envoyé de Dieu fit le partage des biens des Banû Qurayzah, de leurs femmes et de leurs enfants entre les musulmans. En ce jour, il indiqua les parts pour les cavaliers et les parts pour ceux qui combattirent à pied. Il en déduit le cinquième. Donc, le cavalier avait trois parts : deux pour le cheval et une pour son cavalier ; le combattant à pied, c'est-à-dire celui qui n'avait pas un cheval, avait une seule part. Les chevaux dans la bataille contre Banû Qurayzah étaient au nombre de 36. Ce fut le premier butin où on fit le partage en parts, et où on déduit le cinquième. C'est d'après cette règle et ce qu'a fait l'Envoyé d'Allah que se faisait désormais le partage du butin dans les campagnes.

Les femmes et les enfants furent répartis parmi les musulmans. Selon une « coutume » de l'époque, cautionnée par le verset 4.24 du Coran, les prisonnières pouvaient devenir des esclaves sexuelles. Mahomet prit également sa part. Ibn Ishaq écrit à la page 466 :

L’Apôtre choisit une des femmes pour lui-même, Rayhana bint Amir ibn Khunafa, une des femmes des Banu Amir ibn Qurayza, et elle resta avec lui jusqu’à ce qu’elle meure, sous sa domination. L’Apôtre lui proposa le mariage et de mettre un voile sur elle, mais elle dit : « Non, laisse-moi en ton pouvoir, parce que cela sera plus simple pour toi et pour moi. »  Alors, il la laissa dans cette situation. Elle avait montré de la répugnance envers l’Islam quand elle avait été capturée et restait attachée au judaïsme. L’Apôtre la mit donc de côté et ressentait de la peine. Il était avec ses disciples quand il entendit un son de sandales derrière lui et il dit : « C’est Thalaba ibn Saya qui vient me donner la bonne nouvelle de la conversion de Rayhana à l’Islam, et il alla vérifier le fait. Cela lui procura du plaisir.

Un certain nombre de hadiths de Bukhari et Muslim relatent des faits partiels à propos de ces événements. Bukhari écrit par exemple le texte suivant dans le hadith 5.59.443-449:

Raconté par Aisha : Quand le Prophète revint de la bataille du Fossé, il enleva ses armes et prit un bain. Alors Gabriel vint à lui pour lui dire : « Tu as posé tes armes ? Par Allah ! Nous les anges ne les avons pas encore posées. Alors, mets-toi en route pour eux ». Où aller maintenant ? » Gabriel dit, en montrant la direction des Banu Qurayza : « Par-là ». Alors le Prophète se dirigea vers eux.  

Il est intéressant de constater qu'après le départ de l'ennemi, Mahomet ne semblait pas conscient de la soi-disant trahison des Banu Qurayza. Visiblement, cette trahison n'eut aucune conséquence sur la campagne. Notez également qu'aucune investigation visant à évaluer cette trahison ne fut entreprise avant l'attaque. Gabriel annonça son intention d'attaquer, ce que Mahomet interpréta comme un ordre de le suivre.

Bukhari écrit également ceci dans le hadith 5.59.362 :

Raconté par Ibn Umar : Les Banu Nadir et Banu Qurayza ont combattu (contre le Prophète, violant leur traité de paix), alors le Prophète (Mahomet) a exilé les Banu Nadir et a permis aux Banu Qurayza de rester (à Médine), ne leur prenant rien jusqu'à ce qu'ils s'attaquent à nouveau au Prophète. Il a alors tué leurs hommes et a distribué leurs femmes, leurs enfants et leurs propriétés parmi les musulmans, mais certains d'entre eux sont venus vers le Prophète et il leur a accordé la sécurité, et ils ont embrassé l'Islam. Il a exilé tous les juifs de Médine. Il y avait des Banu Qainuqa, la tribu d'Abdullah bin Salam, les Banu Haritha et tous les autres juifs de Médine.

Ce hadith décrit la déportation des autres tribus juives ainsi que le génocide des Banu Qurayza dont les hommes furent tués (hormis ceux s'étant convertis à l'Islam). Ils ont été pardonnés pour leur participation à la « trahison » selon le principe « convertis-toi ou meurs ».

Cela nous suggère la question suivante : Pourquoi a-t-il fallu décimer une tribu entière sous le prétexte d'une trahison présumée et discutable qui aurait été décidée par le chef de tribu ? Et pourquoi les apologistes musulmans et non musulmans n'y voient-ils aucun problème ?

C'est l'un des drames de l'Islam. Il amène des gens honnêtes, respectables et intelligents, des musulmans, mais étonnamment aussi des non-musulmans, à pardonner et justifier publiquement un meurtre en masse pour la simple raison qu'il fut perpétré par le fondateur d'une religion.

Il est inconcevable pour une personne sensée de défendre l'annihilation des Palestiniens dans la bande de Gaza par le simple fait que leurs responsables envoient des missiles vers l'Israël ou parce que le groupe dirigeant du Hamas a fait ouvertement le serment de détruire l'Israël. Une attaque réelle et l'intention affirmée de détruire un pays (Hamas) ne sont en rien comparables avec la simple intention de commettre une trahison (Banu Qurayza). Personne ne clama la volonté de tuer tous les Allemands après la Seconde Guerre mondiale. Seuls les officiers supérieurs furent condamnés à mort après qu'un procès public et conforme à la loi eut établi leur responsabilité.

Les textes islamiques documentent parfaitement l'histoire du génocide. Les apologistes musulmans et non musulmans tentent de nier ou de justifier ces atrocités des façons suivantes :

Dénégation :

Certains musulmans disent ne pas croire en cette histoire. Mahomet était extrêmement miséricordieux. L'Islam se base sur la justice et la compassion. Cette histoire contredit le « message coranique de paix et d'humanité ». Selon eux, le massacre d'un si grand nombre de personnes, s'il était vrai, serait référencé dans le Coran.

Malheureusement pour eux, c'est bien le cas. Comme le souligne le commentaire coranique d'Ibn Kathir accessible via le lien suivant, le verset 33.26-27 fait référence au génocide des Banu Qurayza :

33.26 Et Il a fait descendre de leurs forteresses ceux des gens du Livre qui les avaient soutenus [les coalisés], et Il a jeté l'effroi dans leurs cœurs ; un groupe d'entre eux vous tuiez, et un groupe vous faisiez prisonniers.

3.27 Et Il vous a fait hériter leur terre, leurs demeures, leurs biens, et aussi une terre que vous n'aviez point foulée. Et Allah est Omnipotent.

Rejet de la faute sur la victime :

C'était leur faute. Sous le lien suivant, un ayatollah iranien justifie le génocide comme suit : « Ce sont les Juifs qui ont conspiré avec les Mecquois et violé plusieurs traités. » Donc, selon la logique islamique, la violation de traités et la conspiration contre des musulmans, voire la peur que cela se produise, est une raison suffisante pour perpétrer un génocide.

Génocide préventif pour éviter le pire :

Dans son best-seller « Muhammad: a biography of the Prophet », Karen Armstrong formule une explication peu objective à la page 208 (nos commentaires sont en vert dans le texte) :

La Oumma musulmane échappa de peu à l'extermination [en réalité, il n'y eut aucun combat, car les Banu Qurayza ne permirent pas à l'ennemi mecquois d'accéder à Médine. Selon Karen Armstrong, on aurait recommandé aux Banu Qurayza d'aider l'ennemi des musulmans à échapper au génocide qu'il craignait] lors du siège, et les émotions étaient à leur comble [les émotions étaient si intenses que Mahomet prenait calmement un bain ; on s'attend par ailleurs à ce qu'un Prophète d'Allah ne soit pas guidé par des émotions négatives et génocidaires, mais plutôt par la miséricorde]. Les Qurayza [Karen Armstrong se trompe et veut probablement parler du clan mecquois des Quraychites et non des Qurayza] avaient presque détruit Médine [en réalité, ils ne sont pas rentrés dans Médine, mais sont retournés à la Mecque, ils étaient donc loin de la détruire]. Si Mahomet les avait laissé [les Banu Qurayza] partir, [ce qui signifie : les avait déportés et non tués] ils auraient renforcé l'opposition juive à Khaybar [rien n'indiquait que cette soi-disant opposition juive à Khaybar avait l'intention d'attaquer Médine, ils s'adonnaient à leurs activités journalières. Bien entendu, Karen Armstrong ne mentionne pas que de nombreux Juifs s'étaient rendus à Khaybar après avoir été déportés de Médine par Mahomet en personne], et organisé une nouvelle offensive contre Médine [en utilisant le mot « nouvelle », Karen Armstrong sous-entend que les juifs de Khaybar avaient déjà attaqué Médine, ce qui est inexact. Une nouvelle offensive signifie : la première offensive par les Mecquois et la seconde offensive (putative) par les Juifs de Khaybar. Une telle offensive n'aurait pas eu de grandes chances de succès après la déportation des Banu Qurayza, car Mahomet aurait pris leur forteresse qui constituait alors la seule entrée dans Médine] : la fois suivante, les musulmans n'auraient peut-être pas eu autant de chance et la lutte sanglante pour la survie aurait continué indéfiniment avec encore plus souffrance et plus de morts. [[Il s'agit bien entendu de pures spéculations de la part de Karen Armstrong qui nous fait nous demander ce qui la conduit à justifier de telles atrocités.]

D'autres références sont accessibles sous les liens suivants :

Mahomet pensait-il à cet épisode lorsqu'il déclara "J'ai vaincu par la terreur"?

LA VIOLENCE DANS L'ISLAM : J'ai vaincu par la terreur