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BEWEGING EX-MOSLIMS VAN BELGIË - MOUVEMENT DES EX-MUSULMANS DE BELGIQUE

L'une des doctrines de l'islam qui suscite le plus de honte auprès des musulmans, est la peine de mort pour les apostats, ceux qui renient l'islam. C'est un sujet qui irrite très vivement les musulmans. Dans le meilleur des cas, ils essaient de le nier ou de le minimiser. Lorsqu'ils sont à bout d'arguments, ils accusent d'islamophobie, de haine envers les musulmans, de racisme etc. tous ceux qui évoquent cette doctrine.

Dans les pays islamiques, les musulmans n’ont pas de problème à exprimer en public leur soutien à la peine de mort pour apostasie, comme le démontre l’enquête ci-dessous. Dans la Jordanie moderne et modérée de la jeune et ravissante promotrice de l’Islam, la Reine Rania, 86 % des musulmans plaident en faveur de la peine de mort pour les apostats. Et la Reine Rania continue à parcourir le monde entier pour expliquer que l’Islam est mal compris dans l’Occident.
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Laissons la parole aux érudits islamiques, ceux qui consacrent leur vie à l’étude de l'Islam.

Que disent les érudits islamiques ?

Le premier texte auquel nous faisons référence est “Reliance of the Traveller”, un guide de la Charia de l'école chafi'ite. Il porte un certificat de l'université Al-Azhar du Caire, numéro 1 des universités islamiques. Aux pages 595 à 598 de la version anglaise, on peut lire au §o8 ce qui suit (traduction libre) :

o8.0 Apostasie de l'Islam (appelée RIDDA)
o8.1 Une personne ayant atteint l’âge de puberté et saine d’esprit quittant volontairement l'Islam mérite d'être mise à mort.
o8.2 Dans un tel cas, le calife est obligé de lui demander de se repentir et de revenir vers l'Islam. S'il le fait, il est accepté; s'il refuse, il est immédiatement exécuté.
o8.3 S'il s'agit d'un homme libre, personne n'a le droit de le tuer, sauf le calife ou son représentant. Si quelqu'un d'autre le tue, cette personne doit être réprimandée (pour s'être arrogé le droit du calife).
o8.4 Aucune indemnité n'est due pour l'exécution d’un apostat (étant donné qu'il s'agissait de quelqu'un méritant de mourir).
o8.6 Si un époux d'un mariage consommé devient infidèle à l'Islam, le couple est séparé pendant trois cycles menstruels. Si l'époux revient à l'Islam avant la fin de cette période, le mariage est considéré comme n'ayant jamais été interrompu.

ACTES QUI SIGNIFIENT L'APOSTASIE DE L'ISLAM
o8.7 Les actes qui signifient l'apostasie de l'Islam sont entre autres :
(1) Vénérer une autre divinité
(2) Exprimer l'intention de devenir athée
(3) Exprimer des mots comme "Je suis Allah" ou "Allah est le tiers de trois"
(4) Offenser Allah ou son messager
(5) Nier l'existence d’Allah
(6 )Exprimer du sarcasme à propos d’Allah
(7 )Nier ou rajouter un verset du Coran ou toute chose pour laquelle les érudits déclarent unanimement qu'elle appartient au Coran
(8) Déclarer en moquerie : "J’ignore ce qu'est la foi"
(9) Répondre "Dire qu'il n'y a pas de force ou de puissance autre qu’Allah ne vous épargnera pas de la faim"
(10) Quand une personne opprimée déclare : "Ceci est une commande d’Allah" et qu'un dictateur répond : "J'agis sans les décrets de Allah"
(11) Dire d'un musulman qu'il est un infidèle
(12) Refuser d'apprendre la profession de foi islamique à quelqu'un qui le demande
(13) Dire d'un musulman ou de quelqu'un qui veut le devenir qu'il est non croyant
(14) Nier le caractère obligatoire de quelque chose sur lequel il existe un consensus entre musulmans
(15) Déclarer que l'un des prophètes d’Allah était un menteur
(16) Se moquer de l'Islam
(17) Prétendre que quelque chose se fasse sans la volonté d’Allah
(18) Nier l'existence des anges ou des djinns (sortes d'esprits)
(19) S'exprimer de façon sarcastique sur l'une des règles de la charia
(20) Nier qu’Allah avait comme but que toute l'humanité suive le message de Mahomet comme religion

Il existe encore bien d'autres choses car le sujet est pratiquement infini.

Manifestement, il est clair, pour ces gens, que renier l'Islam mérite la peine de mort et qu'un musulman n'est donc pas libre de quitter l'Islam. Comment est-ce possible ?  Le Coran ne dit-il pas au verset 2.256 qu'il n'y a "Nulle contrainte en religion" ? Les érudits ne connaissent-ils pas ce verset ? Ne savent-ils pas que l'Islam est une religion de liberté et de tolérance ?

Examinons ce que dit l'école Maliki sur ceux qui renient l'Islam. On trouve un manuel de la charia de cette école en cliquant sur le lien suivant (site internet de l’International Islamic University of Malaysia. Le chapitre 37 parle des apostats de l'Islam, du meurtre et d’autres actes répréhensibles similaires. Renoncer à l'Islam est donc considéré par cette école comme proche d'un meurtre. Le chapitre 37 est accessible en cliquant sur ce lien :

37.19 CRIMES CONTRE L’ISLAM

« Les hérétiques (Zindiq) doivent être mis à mort et leur repentance est à rejeter. Un hérétique est quelqu’un qui dissimule sa mécréance en prétendant embrasser l’islam. […] Un apostat doit aussi être tué sauf s’il se repent. Il lui est permis trois jours de grâce, s’il refuse à utiliser la chance du repentir, l’exécution doit avoir lieu. La même chose s’applique aux femmes apostates.

L'école Maliki montre donc la même "interprétation intolérante de l'Islam" qui implique que les renégats méritent d'être tués. Cette école ne connaît pas non plus le verset 2.256 qui dit qu'il n'y a nulle contrainte en religion.

Dans ce cas, d'où les érudits islamiques puisent-ils leur "interprétation" intolérante? Pourquoi pensent-ils que les apostats doivent être exécutés ?

Coran

Deux versets du Coran justifieraient la peine de mort pour tous ceux qui quittent la foi musulmane :

2.217 Ils t'interrogent sur le fait de faire la guerre pendant les mois sacrés. - Dis : “Y combattre est un péché grave, mais plus grave encore auprès d'Allah est de faire obstacle au sentier d'Allah, d'être impie envers Celui-ci et la Mosquée sacrée, et d'expulser de là ses habitants . L'association est plus grave que le meurtre.” Or, ils ne cesseront de vous combattre jusqu'à, s'ils peuvent, vous détourner de votre religion. Et ceux parmi vous qui adjureront leur religion et mourront infidèles, vaines seront pour eux leurs actions dans la vie immédiate et la vie future. Voilà les gens du Feu : ils y demeureront éternellement.

Le passage " vaines seront pour eux leurs actions dans la vie immédiate " laisse penser que le Coran prévoit une peine terrestre. Comme cela arrive fréquemment, le Coran n'est pas clair sur ce qu'il implique. C'est pour cela qu'il faut lire les Hadiths.

4.89. Ils aimeraient vous voir mécréants, comme ils ont mécru : alors vous seriez tous égaux ! Ne prenez donc pas d'alliés parmi eux, jusqu'à ce qu'ils émigrent dans le sentier d'Allah. Mais s'ils tournent le dos, saisissez-les alors, et tuez-les où que vous les trouviez; et ne prenez parmi eux ni allié ni secoureur.

Le Tafsir (commentaire du Coran) d’Ibn Kathir dit (voir dans ce lien tout en bas) que "tourner le dos" signifie avoir exprimé son rejet de l’Islam, déclarer publiquement ne plus être musulman. Ces personnes doivent être exécutées. Comme nous l'avons constaté ces dernières années en Europe, les musulmans considèrent "tourner le dos" dans un sens très large, qui comprend aussi émettre des critiques de l'Islam ainsi que les dessins satiriques et caricatures de Mahomet. Bon nombre de musulmans considèrent cela comme une déclaration de guerre. Conformément au verset 4.89, la musulmane néerlando-somalienne Ayaan Hirsi Ali, qui a renié sa religion, a reçu des menaces de mort.

Hadith

La peine de mort pour apostasie est surtout basée sur les Hadiths. Nous rappelons aux lecteurs que la loi islamique est autant basée sur les Hadiths que sur le Coran : les deux sources ont autant force de loi. Plusieurs Hadiths prescrivent la peine de mort pour les apostats sans donner d'autres circonstances atténuantes.

Bukhari 9.83.17:

Rapporté par 'Abdullah : « L'Apôtre d'Allah a dit : 'Le sang d'un musulman qui confesse que seul Allah peut être adoré et que je suis son Apôtre ne peut être versé excepté pour 3 cas : le meurtrier en raison de la loi du Talion (Qisas), l'adultère des personnes mariées, l'apostat qui abandonne l'Islam et quitte la communauté.' »

Bukhari 4.52.260:

Rapporté par Ikrima: Ali faisait brûler un certain nombre de personnes et cette nouvelle arrivait aux oreilles d’Ibn 'Abbas, qui disait: "Si j’étais à sa place, je ne les aurais pas brûlées, vu que le Prophète a dit 'Ne punissez personne de la peine d’Allah'. Il n’y a pas de doute, je les aurais tuées vu que le Prophète a dit : ‘Si quelqu’un (un musulman) rejette sa religion, tuez-le.’"

Bukhari 9.84.57 dit à peu près la même chose que 4.52.260

Bukhari 9.89.271

Rapporté par Abu Musa: Un homme s’est converti à l’islam puis s’est reconverti au judaïsme. Mu'adh bin Jabal arrivait et voyait l’homme chez Abu Musa. Mu'adh demandait: "Quel est le problème avec cet homme ?" Abu Musa répondait: "Il s’est converti à l’islam et puis s’est reconverti au judaïsme." Mu'adh disait, "Je ne vais pas m’asseoir avant que tu aies tué cet homme vu que c’est le verdict d’Allah et de son Apôtre.”

Bukhari 9.84.58 dit à peu près la même chose que 9.89.271

Il existe des Hadiths qui prescrivent la peine de mort pour les personnes ayant renié l'Islam et commis un autre crime. Il n'est pas clair que la peine de mort soit prononcée pour l'apostasie et pour le crime, ou seulement pour le crime. Un exemple est le hadith suivant:

Bukhari 9.83.37:

Abu Qilaba a rapporté: "Anas rapporte que des gens de la tribu de 'Ukl sont venus voir le Prophète et se sont convertis à l'Islam. Mais le climat de Médine ne leur convenait pas, et il devinrent malades et en plaignaient auprès du Prophète qui leur ordonna d'aller au berger de notre troupeau de chameaux et de boire du lait et de l'urine (comme médicament) des chamaux. Ils l’ont fait, et après avoir retrouvé la santé ils ont abandonné l'Islam, tué le berger et pris les chameaux.

Le Prophète envoya des hommes à leur poursuite qui les ont ramenés. Alors le Prophète ordonna que leurs mains et leurs jambes soient tranchées et que leurs yeux soient crevés à l'aide d’un fer chaud, et que leurs plaies ne soient pas soignées, jusqu'à ce qu'ils meurent." J'ai dit, "Est-ce qu’il y de plus grave que ce que firent ces gens? Ils tournèrent le dos à l'Islam, perpétrèrent meurtre et vol."

L’apostasie en pratique

Bien que la charia - selon toutes les grandes écoles de l’Islam, tant sunnites que chiites – prescrive la peine de mort pour les apostats, rares sont les pays l'ayant réellement intégrée à leur législation. La raison est tout simplement que cette peine est trop barbare, comme l'est aussi, par exemple, celle exigeant de couper la main d'un voleur ou la lapidation pour adultère. Mais cela ne signifie pourtant pas que les apostats ne soient pas inquiétés. Au contraire, de nombreuses méthodes sont utilisées pour leur rendre la vie impossible.

Enfermement dans une institution psychiatrique
Certains apostats sont enfermés dans une institution psychiatrique, parfois même torturés. En Égypte, ce fut le cas de Gaser Mahomet Mahmoud (consultez le lien suivant). Dans la même Égypte, on déroule par contre le tapis rouge pour les chrétiens qui se convertissent à l'Islam.

Assassiné par des "musulmans dévots"
Étant donné que la charia prescrit la peine de mort mais que peu de gouvernements l'appliquent, certains musulmans très dévots se sentent obligés d'exécuter eux-mêmes ce châtiment suprême. Ziwar Muhammad Isma'il, dans le Kurdistan irakien, en a été la victime, consultez le lien suivant.

Emprisonnement
En 2000, en Malaisie, quatre hommes furent condamnés à 20 mois d'emprisonnement pour avoir quitté la foi musulmane (voyez le lien suivant).

Dissolution du mariage et retrait de la tutelle sur les enfants
Dans la Jordanie "modérée", le mariage de Samer, qui venait de renier sa foi musulmane, a été dissous et il perdit la tutelle de son fils (cliquez sur le lien suivant).

Refus de changer la religion indiquée sur la carte d'identité
Ce subterfuge est utilisé dans la plupart des pays islamiques. Étant donné que la législation dépend de la religion du citoyen, celle-ci est également mentionnée sur la carte d'identité. Mais en pratique, il paraît impossible pour un musulman de changer sa religion pour en adopter une autre. C'était le cas pour la musulmane malaisienne Lina Joy, qui s'était convertie au christianisme. Étant donné l'impossibilité de faire changer l'intitulé de sa religion sur sa carte d'identité, il lui était également impossible d'épouser son fiancé chrétien, puisqu'une musulmane ne peut se marier qu'avec un musulman (consultez le lien suivant).


Comment explique-t-on cela "en Occident" ?

Dans les pays islamiques, les musulmans déclarent ouvertement que quitter la foi musulmane mérite l’exécution; mais ailleurs, en particulier en Occident, les représentants de l'Islam doivent user de stratagèmes pour contredire cet état de fait, ou le masquer. Ils ont recours à toute une batterie de raisonnements tronqués et de mensonges bien ficelés, pour tromper tous ceux qui ne connaissent pas bien l'Islam (comme la plupart des journalistes en Belgique). Voici quelques tactiques fréquemment utilisées:


La peine de mort pour apostasie n'est pas dans le Coran ; il y a seulement une sanction après la mort.

Effectivement, le Coran ne déclare pas de façon explicite "tuez quiconque quitte l'Islam". Sur ce point, comme sur beaucoup d'autres, le Coran demeure très vague et très flou. D'autres livres, les Hadiths, sont donc nécessaires pour connaître les intentions d’Allah.

L'un des versets utilisés pour prouver que l’unique sanction est celle de l'au-delà, est le verset 5.5 :

5.5 "... Et quiconque abjure la foi, alors vaine devient son action, et il sera dans l'au-delà, du nombre des perdants".

Un autre verset, le 9.74, parle cependant d'une peine dans ce monde ici-bas et dans l'au-delà. La punition du monde terrestre n'est pas spécifiée noir sur blanc. Les musulmans assurent qu'il ne s'agit pas de la peine de mort, parce que "et ils n'auront sur terre ni allié ni secoureur" implique que ces renégats continuent à vivre.

9.74. "Ils jurent par Allah qu'ils n'ont pas dit (ce qu'ils ont proféré), alors qu'en vérité ils ont dit la parole de la mécréance et ils ont rejeté la foi après avoir été musulmans. Ils ont projeté ce qu'ils n'ont pu accomplir. Mais ils n'ont pas de reproche à faire si ce n'est qu'Allah - ainsi que Son messager - les a enrichis par Sa grâce. S'ils se repentaient, ce serait mieux pour eux. Et s'ils tournent le dos, Allah les châtiera d'un douloureux châtiment, ici-bas et dans l'au-delà; et ils n'auront sur terre ni allié ni secoureur."

Mais selon les érudits islamiques, le verset 4.89 cité précédemment, prescrit la peine de mort pour quiconque renonce à l'Islam :

4.89. "Ils aimeraient vous voir mécréants, comme ils ont mécru : alors vous seriez tous égaux! Ne prenez donc pas d'alliés parmi eux, jusqu'à ce qu'ils émigrent dans le sentier d'Allah. Mais s'ils tournent le dos, saisissez-les alors, et tuez-les où que vous les trouviez; et ne prenez parmi eux ni allié ni secoureur"

« Jusqu'à ce qu'ils émigrent dans le sentier d'Allah » signifie ici mener le Djihad, la guerre pour la diffusion de l'Islam. À l'époque de la révélation du Coran, cela implique de participer aux opérations offensives de conquêtes de Mahomet. Les hypocrites visés ici ne voulaient pas accompagner ce dernier dans sa série interminable de batailles contre les non-croyants. Allah donna l'ordre de les surveiller attentivement et de les massacrer si jamais "ils tournent le dos".

Dans l'Islam, "tourner le dos" est un concept très large. Il peut avoir une signification militaire ou non. Comme on l'a vu dans l'affaire des caricatures, une bonne partie de la communauté musulmane de la planète considère qu'émettre une critique (même justifiée et bien documentée) sur l'Islam est considéré comme un acte d'agression, auquel il faut répondre par une action "adéquate". C'est pourquoi des attentats meurtriers sont élaborés contre les caricaturistes. Ces terroristes s'inspirent de l'exemple de Mahomet, qui fit tuer ses détracteurs. Par exemple Asma Bint Marwan, Abu Afak et Ka’b Bin Al-Ashraf, qui n'avaient commis aucun acte militaire mais seulement critiqué Mahomet.

Un ex-musulman peut par exemple "tourner le dos" quand il déclare pourquoi il n'est plus musulman, par exemple : "J'ai quitté l'Islam après avoir lu la biographie de Mahomet rédigée par Ibn Ishaq. Cette biographie, écrite par un musulman dévot, montre que Mahomet était très violent." De tels apostats peuvent être mis à mort.

La peine de mort pour apostasie est bel et bien prévue dans les Hadith, mais elle ne prévaut qu'en cas de haute trahison. C'est normal étant donné que la haute trahison en temps de guerre est punie de la peine de mort dans la plupart des pays.

Un article qui suit ce raisonnement est "Godsdientsvrijheid in de Islam" (en français : Liberté de religion dans l'Islam), écrit en néerlandais par Linda Bogaert. Un article que l'on pourrait résumer par : "N'ayez pas peur, tout cela est simplement dû à un immense malentendu". Nous avons traduit le passage concernant la peine de mort pour apostasie (l'abandon de la foi) :

Un malentendu, selon lequel les musulmans apostats [qui ont quitté la foi musulmane] méritent la peine de mort, repose sur une interprétation tronquée d'un hadith (une déclaration de Mohamed rapportée par ses contemporains), qui déclare : "Man baddala Dinahu faqtuluh", ou en français : "Tuez celui qui change de religion". Nous avons une fois de plus affaire à une règle de la loi martiale, et non pas une règle relative à la foi. Que s'est-il passé ? A l'époque, plusieurs juifs de Médine avaient échafaudé un plan pour déstabiliser la communauté musulmane. Certains juifs devaient donner l'impression de se convertir à l'Islam, pour ensuite rejeter cette religion. Ce plan devait être répété plusieurs fois, afin de semer le doute et l'inquiétude parmi la communauté des musulmans de Médine. Lorsque le prophète en eut vent, il ordonna de tuer les juifs coupables. Les érudits soulignent que la peine de mort n'a pas été prononcée parce qu'ils avaient rejeté l'islam, mais parce qu'ils étaient en guerre avec les musulmans et voulaient, par leurs actes subversifs, miner le gouvernement et la communauté islamiques. La règle édictée par le prophète concerne donc cette situation spécifique, en l'occurrence la haute trahison, qui n'a rien à voir avec la foi des personnes concernées, mais bien un acte de subversion contre l'État. On ne connaît aucun cas dans lequel le prophète Mahomet a ordonné la peine de mort contre quelqu'un ayant renié l'islam.

Nous avons souligné dans ce texte plusieurs points intéressants, que nous commentons ci-dessous.

"Malentendu" : En général, c'est l'introduction type de tout article rédigé par Linda Bogaert. Tous les commentaires négatifs sur l'Islam semblent reposer sur un énorme malentendu. Ils donnent ainsi à penser que les islamophobes comprennent et présentent tout de travers. Pourtant, les musulmans eux-mêmes continuent d'alimenter ce malentendu, la preuve par la condamnation à mort de l'apostat Abdelrahman en Afghanistan.

"Une interprétation tronquée d'un Hadith" : L'auteur de l'article laisse subtilement penser que la peine de mort pour apostasie n'est mentionnée que dans un seul hadith. C'est faux, car elle l'est dans plusieurs. Aucune des six collections Sahih hadith ne contient une tradition de Mahomet indiquant des conditions complémentaires pour mériter la peine de mort pour apostasie. Étonnant : l'auteur ne mentionne pas de référence de ladite hadith.

Nous avons une fois de plus à faire avec une règle de la loi martiale, et non pas relative à la foi” : Une déclaration que gobe aveuglément l'Occidental moyen, la religion étant ici considérée comme quelque chose de spirituel, et donc relevant de la vie privée. Cependant, Linda Bogaert relate dans un autre passage de son article que l'islam est un système qui englobe tous les aspects de gestion d'un État, y compris politiques et militaires. Il est donc impossible de faire la distinction entre foi et guerre. Dans le chapitre de notre site Internet consacré au Djihad selon l'école Shafi'ite, nous constatons que les musulmans sont en principe en guerre jusqu'à ce que l'Islam se soit imposé sur la planète entière. Les musulmans ont le devoir collectif de participer au djihad. Tous les musulmans du monde appartiennent à une grande communauté qui est en guerre; ils sont donc tous les soldats d’Allah. Lorsqu'un musulman quitte ce système, il est tout naturellement considéré comme un déserteur qui commet un acte de haute trahison. Les musulmans qui tournent le dos à l'Islam sont d'ailleurs généralement considérés comme tels par leurs familles et leurs proches.

Plusieurs juifs de Médine avaient échafaudé un plan destiné à déstabiliser la communauté musulmane ... parce qu'ils étaient en guerre avec les musulmans”: Linda Bogaert décrit comment la société musulmane a été déstabilisée ; par des gens qui sèment le doute et l'inquiétude, en se convertissant à l’Islam et puis en le rejetant. Elle déclare ensuite que cela équivaut à mener la guerre (psychologique sans doute), et mérite par conséquent la peine de mort pour "haute trahison". Linda Bogaert utilise expressément ce terme pour minimiser la mise à mort d'un apostat, parce que c'est un terme bien connu par les Occidentaux. Mais chez nous, il concerne plutôt une action ayant un caractère militaire, comme de l'espionnage pour le compte de l'ennemi, la communication de données militaires et stratégiques. Par contre, remettre en question la démocratie ou le système capitaliste n'est pas considéré comme un acte de haute trahison. Dans l'exemple avancé par l'auteur de l'article, il n'est nullement question d'actes belliqueux ou armés. Son argumentation est jusqu'à ce jour utilisée par des gouvernements de pays islamiques pour sanctionner les apostats d'une manière ou d'une autre. On avance divers prétextes, comme susciter l'agitation sociale ou mettre en péril la sécurité nationale. En Algérie, le gouvernement a voté voici quelques années une loi qui rend punissable "tout acte susceptible de mettre en doute la foi d'un musulman". Or quelqu'un qui renonce à l'islam et fait connaître son choix est naturellement susceptible de déstabiliser la foi des musulmans, et doit donc être arrêté et condamné.
Le raisonnement suivi expose une fois de plus le renforcement problématique de la foi et de la politique, de la législation et de la guerre dans l'Islam..

On ne connaît aucun cas dans lequel le prophète Mahomet a ordonné la peine de mort contre quelqu'un ayant renié l'Islam:

Ici, Linda Bogaert déplace la charge de la preuve vers le lecteur. Seul un érudit est capable de la contredire. Pourtant elle a tort : un tel cas a été relaté par Ibn Ishaq en page 550, dans le contexte de la conquête de La Mecque par Mahomet. Nous citons :

Ibn Ishâq dit :

L'Envoyé D'Allâh avait ordonné à ses généraux musulmans, quand il leur avait enjoint d'entrer dans le Mecque, de ne combattre que ceux qui les combattaient. Mais en même temps, il a donné l'ordre de tuer quelques personnes qu'il désigna par leurs noms même s'ils sont trouvés sous les voiles de la Ka'bah, et parmi eux: 'Abd Allâh b. Sa'd, le frère des Banû 'Amir b Lu'ayy.

L'Envoyé d'Allah donna l'ordre de tuer celui-ci parce qu'il avait auparavant embrassé l'Islam, et écrivait la révélation descendue sur l'Envoyé d'Allâh, puis il apostasia, et retourna aux Quraysh. Ibn 'Abd Allâh b. Sa'd se réfugia alors chez 'Uthmân b. 'Affân qui était son frère de lait.

Une source autre qu’Ibn Ishaq signale également qu’Abdullah avait l'habitude de rédiger le Coran selon les termes que lui dictait Mahomet. Abdullah donna quelques suggestions d'adaptation, approuvées par Mahomet. Il arriva à la conclusion que le Prophète inventait des passages du Coran et que ses "révélations divines" n'étaient qu'une gigantesque arnaque. Il tourna le dos à l'Islam et s'en retourna à La Mecque. L'apostasie étant frappée de peine de mort, la fuite était la seule option pour lui.

Il y a des commentaires du Coran qui disent que le passage suivant du Coran “De même celui qui dit : “Je vais faire descendre quelque chose de semblable à ce qu'Allah a fait descendre" c’est-à-dire le verset 6.93 parle d’Abdullah b. Sa’d:

6.93. Et quel pire injuste que celui qui fabrique un mensonge contre Allah ou qui dit : “Révélation m'a été faite”, quand rien ne lui a été révélé. De même celui qui dit : “Je vais faire descendre quelque chose de semblable à ce qu'Allah a fait descendre.” Si tu voyais les injustes lorsqu'ils seront dans les affres de la mort, et que les Anges leur tendront les mains (disant) : “Laissez sortir vos âmes. Aujourd'hui vous allez être récompensés par le châtiment de l'humiliation pour ce que vous disiez sur Allah d'autre que la vérité et parce que vous vous détourniez orgueilleusement des Ses enseignements”.

Les commentaires coraniques de Tanwîr al-Miqbâs min Tafsîr Ibn ‘Abbâs et Asbab Al-Nuzul par Al-Wahidi expliquent le contexte dans lequel la peine de mort pour l’apostat Abdullah b. Sa’d mentionné dans la Biographie d’Ibn Ishaq, a été prononcée. Vous pouvez lire ce qu’ils ont écrit en cliquant sur les liens.

La peine de mort pour apostasie existe, mais n'est plus exécutée de nos jours.

Il s’agit clairement d’un raisonnement absurde. Imaginez qu'un gouvernement édicte la peine de mort contre les hommes portant la barbe. Dès le lendemain, aucun barbu n'osera sortir en rue. On pourra dire que cette peine de mort contre les hommes barbus n'est pas grave parce qu'elle n'est jamais exécutée. Mais si un jour, un homme portant la barbe est emprisonné puis exécuté, on dira qu'il l'a cherché parce qu'il était averti et n'avait qu'à respecter la loi.

Comme expliqué ci-dessus, les apostats vivant dans les pays islamiques subissent des tracasseries de tous genres.

La peine de mort pour apostasie n'est pas pratiquée en Occident, mais uniquement dans un État islamique.

En Occident, les imams avancent cette argumentation pour rassurer les gens. Ils n'ajoutent évidemment pas qu'ils œuvrent à la création d'un État islamique comme société idéale. On peut se demander si la Belgique peut laisser le droit de parole aux imams qui ne rejettent pas le principe de la peine de mort pour apostasie, mais disent seulement y renoncer en Belgique. Le Mouvement des ex-musulmans belges estime que les imams de Belgique doivent reconnaître que cet aspect problématique existe réellement dans l'Islam et qu'ils doivent rejeter de façon explicite et catégorique la déclaration de Mahomet "doit être tué quiconque change de religion".

Un gros scandale : nombre d'enseignants autrichiens en religion musulmane tolèrent la peine de mort pour apostasie

En Autriche, une enquête auprès des enseignants de religion islamique a été rendue publique en 2009. 18,2 % d'entre eux étaient d'accord avec la peine de mort pour apostasie à l'Islam. Le gouvernement autrichien et les représentants de la communauté musulmane ont réagi en déclarant qu'il s'agissait d'un "problème culturel" et que les enseignants de religion musulmane, qui venaient souvent d'un pays étranger, n'avaient pas suffisamment de connaissances de la société occidentale.
Bien entendu, il s’agit de la réaction typique de l'autruche. Plutôt que d'un problème culturel, il s'agit bien davantage d'un problème en matière de la connaissance de l'islam par ces enseignants, car on pourrait s'attendre à ce qu'ils plaident tous en faveur de la peine de mort pour apostasie. C'est clairement indiqué dans les recueils de lois de l'Islam, sur lesquels est basée une partie de leur formation. Comme on pourrait penser que 100 % des enseignants de religion catholique considèrent l'avortement comme un pêché. Le problème culturel des enseignants de l'islam est que 18,2 % ne savent pas qu'ils ne peuvent tenir de tels propos en Autriche. 81,8 % sont conscients qu’ils n'ont d'autre choix que de se taire sur un thème aussi sensible. Une fois de plus: un enseignant "modéré" ment quand c'est nécessaire tandis qu’un enseignant "extrémiste" dit la vérité sur l'islam.




Peine de mort pour les apostats

ETUDE DE L’ISLAM